Conférence de presse du
17/03/08
Patrick Devedjian, Secrétaire
Général . Reviens sur les causes directes et indirectes de la défaite de l’UMP aux élections municipales et
cantonales 2008.
par ump
LE MESSAGE : Une nouvelle équipe pour de nouveaux
engagements
Négociations autour de la réforme des retraites
Alors que Xavier BERTRAND recevait ce lundi 28 avril les partenaires sociaux pour leur exposer les projets du gouvernement en matière de réforme des retraites, l’UMP réaffirme son soutien total à la décision énoncée le 24 avril par Nicolas SARKOZY et conforme à la Loi Fillon de 2003, de porter la durée des cotisations à 41 ans à l’horizon 2012.
Cette décision est fondée sur une réalité déjà intégrée par la plupart des pays européens, à savoir l’allongement de la durée de vie et donc la nécessité de travailler plus longtemps.
Dans ce cadre, l’UMP incite le gouvernement à mettre en place une politique d’incitation active à l’emploi des seniors, que ce soit dans le secteur public ou dans le secteur privé.
Concernant la pension de réversion, l’UMP sera extrêmement vigilante à ce qu’intervienne par échelons une augmentation des taux, en soulignant que l’objectif de 60% à la fin du mandat présidentiel, fait partie de ses ambitions prioritaires.
Dominique
PAILLE
Porte-parole
Communiqué du 28 avril 2008
Le PS manque cruellement de courage et de cohérence
Sur les retraites, la position du PS n'est pas courageuse car elle refuse par démagogie
l'allongement à 41 ans de cotisation et, comme d'habitude, ne propose rien pour régler cette question.
Mais encore plus grave, les socialistes prennent prétexte de la question de l’emploi des seniors pour justifier leurs critiques sur
la mesure, pourtant indispensable, de l’allongement du temps de cotisation tout en refusant par ailleurs les mesures que propose le gouvernement pour inciter les entreprises à les
garder. Ils oublient que c'est eux - avec la politique de retraite à 60 ans et de préretraites dès 55 ans - qui ont créé cette situation en
fondant leur action sur le mythe du partage du travail !!!
Frédéric LEFEBVRE
Porte-parole
Secrétaire national à l'économie
Communiqué du 30 avril 2008
La Loi sur la modernisation de l'économie en Conseil des Ministres
Dans le cadre de la future discussion de la loi de modernisation de l’économie, Danièle
GIAZZI, Secrétaire Nationale de l’UMP en charge des entreprises, appelle le gouvernement à veiller particulièrement à protéger les petits commerces de
proximité
Danièle GIAZZI se félicite de
la présentation ce matin en Conseil des ministres du projet de loi de modernisation de l’économie.
Ce projet, deuxième étape du processus de réforme de l’économie française, après les lois
sur le pouvoir d’achat, sera discuté au Parlement ce printemps. A cette occasion, Danièle GIAZZI appelle le gouvernement et les députés à veiller à ce que ce projet de loi apporte des mesures
concrètes en faveur des entrepreneurs et notamment des PME.
Pour Danièle
GIAZZI, si l’objectif de ce projet de loi est évidemment de renforcer le pouvoir d’achat des Français via une réforme de la grande distribution, il ne doit pas se faire aux dépends des petites et
moyennes entreprises du territoire.
C’est pourquoi, Danièle
GIAZZI appelle le Gouvernement et les Parlementaires à veiller à la protection des petits commerces installés en centre ville. « Avec ce texte, les prix vont enfin pouvoir baisser dans la grande
distribution. C’est une grande avancée pour le pouvoir d’achat des français. Cependant, en permettant de faciliter l’installation des grandes enseignes en centre ville, ce projet de loi risque de
mettre en danger les dizaines de milliers de petits commerçants. J’en appelle donc au Gouvernement et au Parlement à veiller particulièrement à cette question et à trouver des mesures d’équilibre
encourageant à la fois le pouvoir d’achat et la préservation de nos petits commerce de proximité qui font l’âme des centres villes.»
Communiqué du 28 avril 2008
M. Bayrou caricature le RSA mais que propose-t-il ?
« L’UMP a le courage de rappeler qu’il faut mettre fin au saupoudrage des aides sociales et en particulier de la prime pour l’emploi. Le RSA améliorera, contrairement à ce qu’affirme M. BAYROU, la situation des travailleurs pauvres, en diminuera le nombre et recevra des crédits nouveaux considérables à hauteur de 1 à 2 milliards d’euros.
M. BAYROU se trompe en voyant de l’arrogance là où il n’y a qu’une volonté de justice sociale. En revanche, il ne donne aucun détail sur « l’immense espace pour le projet de société défendu par le Modem ». On a hâte d’en savoir plus… C’est la question que pose Philippe JUVIN, Secrétaire national de l’UMP et coordonnateur du groupe de travail entre le parti majoritaire et Martin HIRSH.
Communiqué du 26 avril 2008
Une nouvelle équipe pour de nouveaux
engagements
atrick Devedjian, Secrétaire Général
Trois jours après l’annonce du renouvellement des instances dirigeantes de l’UMP, Patrick Devedjian a annoncé le calendrier des prochaines réunions de travail, ainsi que les priorités fixées pour
les mois à venir. Ce point presse a également été l’occasion pour le Secrétaire Général de présenter les trois nouveaux porte-paroles du parti Chantal Brunel, Frédéric Lefebvre et Dominique
Paillé.
Le point sur les adhésions
Le Secrétaire Général a rappelé qu’à ce jour, l’UMP compte 380 000 adhérents cumulés (disposant du droit de vote), et 125 878 adhérents à jour de cotisation depuis le 1er Janvier 2008.
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Les rendez-vous de la nouvelle équipe
dirigeante
« La nouvelle équipe est en place » a déclaré Patrick Devedjian, qui a reçu ce matin ses deux secrétaires adjoints Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko-Morizet. Il tiendra avec eux et les
membres de l’équipe dirigeante une réunion du Comité Directeur dès le mercredi 2 avril.
Par ailleurs le Bureau Politique se réunira le mercredi 9 avril en la présence du Premier Ministre afin de valider l’organigramme et débattre sur la mise en œuvre du programme d’action et les propositions qui seront faites et finalisées à cette occasion.
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Les engagements prioritaires de l’UMP
Patrick Devedjian a énoncé les trois points les plus importants du programme d’action à venir:
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Renforcer l’implantation locale, en commençant par les villes passées à gauche lors des dernières élections municipales telles que Lyon, Strasbourg ou Toulouse. Toulouse où il se rendra d’ailleurs très prochainement en compagnie des deux secrétaires généraux adjoints.
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Stimuler le débat d’idées. Une convention sociale est ainsi prévue pour le mois de mai ; elle portera sur les thèmes notamment de la justice sociale, des petites retraites, du temps partiel subi et du partage de la valeur.
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Préparer la Présidence Française de l’Union Européenne. Il s’agira dans un premier temps de rapprocher l’UMP des partis réformateurs de l’UE, et dans un deuxième temps d’organiser les universités d’été autour de la Présidence française de l’Union avec des jeunes venus des autres partis réformateurs de l’UE.
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Quelques mots sur le Revenu de Solidarité Active (RSA) …
Patrick Devedjian a tenu à clarifier sa position sur le projet du RSA conduit par Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. Il a tout d’abord insisté sur le fait que la mission du RSA est de réaliser un objectif que partage entièrement l’UMP : simplifier les procédures du système d’aides sociales et encourager à la reprise au travail en transformant le revenu passif en revenu actif.
Toutefois, le Secrétaire Général a rappelé que le rapport de l’Inspection Générale des Finances publié en 2007 pose un certain nombre de questions que l’expérimentation du RSA actuellement en cours n’a pas encore résolu. Ces questions en suspens portent essentiellement sur l’évaluation du périmètre du RSA : contient-il l’Allocation de Solidarité Spécifique et la Prime Pour l’Emploi ? Qui en seront les bénéficiaires ?, etc. Il s’agit également de savoir si le RSA sera un dispositif centralisé ou décentralisé, et quelle sera la part de financement de l’Etat et des collectivités locales.
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L’actualité nationale
Frédéric Lefebvre s’est exprimé sur le récent débat autour d’un « éventuel » plan de rigueur, en affirmant que les socialistes qui l’ont annoncé sont selon lui de bonne foi, puisque cette pratique est la leur dans les collectivités locales, et serait sans doute la leur au niveau national s’ils étaient en charge de la gestion du pays. Il a rappelé, le gouvernement est décidé à ne mettre en place aucun plan de rigueur, et à ne pas augmenter les prélèvements obligatoires afin de favoriser le pouvoir d’achat.
Ainsi le plan de 9 milliards d’euros voté par la majorité a permis de soutenir la consommation et d’éviter les effets de la crise économique que peuvent actuellement connaitre d’autres pays européens.
Il a par ailleurs insisté sur le fait que ce soutien à la consommation et au pouvoir d’achat ne se fera pas au prix d’une hausse de l’endettement du pays. En effet, le Président de la République a engagé dès son arrivée la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) et a entamé avec le gouvernement une « chasse aux dépenses improductives » destinée à établir une évaluation sur la réorganisation de l’Etat à laquelle sera associé le Parlement. Il s’agit là d’une lutte intelligente contre les déficits publics et les superpositions de dispositifs administratifs.
Enfin, suite à la déclaration de Nicolas Sarkozy faite devant le Parlement anglais sur l’envoi d’un millier de soldats français en Afghanistan, Frédéric Lefebvre a déclaré qu’il s’agit là d’une nécessité de sécurité internationale, dans la mesure où l’Afghanistan est la base d’Al-Qaeda. Il a par ailleurs estimé que le PS « compare des choses totalement incomparables », en faisant référence au précédent de 1991 où François Mitterrand avait demandé un débat puis un vote au Parlement sur l’entrée en guerre contre l’Irak. « En 91 il s’agissait d’engager la France dans une guerre, cela n’a absolument aucun rapport. Il ne s’agissait pas de savoir si on renforçait la présence d’hommes dans une opération de sécurisation » a-t-il ajouté. Le débat, qui aura d’ailleurs lieu ce mardi 1er avril au Parlement, ne doit donc pas être disproportionné par rapport à la réalité des faits énoncés.
Point Presse du lundi 31 mars 2008
DÉCLARATION DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Mesdames et Messieurs,
Mes chers compatriotes,
En me présentant aux suffrages des Français, j’ai affirmé la priorité qu’est à mes yeux l’amélioration de l’école. Il y va de l’avenir de nos
enfants.
Je mesure les attentes des parents à l’égard de l’école. Et je mesure surtout que malgré le
professionnalisme et le dévouement des professeurs, auxquels je veux rendre hommage, l’école, nous le savons, peut encore mieux faire. Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une situation dans laquelle au sortir de l’école 15% des élèves ne maîtrisent pas les apprentissages fondamentaux. Avec François Fillon, avec Xavier Darcos, nous avons donc engagé les réformes dont l’école a besoin. Elles commencent à produire leurs premiers fruits.
Rien ne pourra se faire, je le mesure, sans la coopération active des professeurs. La société s’est beaucoup transformée ces dernières années et elle a rendu le métier de professeur plus difficile. C’est pourquoi nous nous sommes engagés à revaloriser la condition enseignante. Ce sera un élément positif et décisif de la réforme de l’école.
Alors naturellement, comme à chaque fois que l’on décide des changements dans notre pays, l’action entreprise pour mieux répondre aux attentes des Français vis-à-vis de l’école, en l’occurrence, suscite des inquiétudes voire des mécontentements. Ces inquiétudes s’expriment parfois, comme aujourd’hui, par des mouvements de grèves.
Je respecte le droit de grève. C’est une liberté fondamentale qui est garantie par la Constitution, et j’ai bien l’intention non seulement de respecter mais de préserver cette liberté fondamentale.
Mais je sais aussi que lorsque la grève touche les services publics, et en particulier l’éducation
nationale, la grève crée des difficultés pour nombre de nos compatriotes. La journée d’aujourd’hui l’a encore démontré. Lorsque les deux parents travaillent et que l’accueil de leurs enfants à l’école n’est pas assuré, la grève pose des difficultés insurmontables à beaucoup de familles, en particulier aux familles les plus modestes. Elle pose aussi des problèmes d’égalité. Car il y a ceux de nos compatriotes qui peuvent faire garder leurs enfants et ceux qui n’en ont pas les moyens.
Ces familles, mon devoir de Président de la République, c’est de les entendre aussi. Et j’ai le souci de leur apporter des réponses, au-delà des initiatives qui ont déjà été prises, et qui reposent pour l’essentiel sur le volontariat des communes.
C’est pourquoi, j’ai demandé au Gouvernement de déposer avant l’été un projet de loi qui instituera un droit à l’accueil des enfants qui sont inscrits dans nos écoles. C’est un droit que celui de voir accueillir ses enfants y compris les jours de grève dans le service public de l’Education nationale.
Le projet que je demande au Gouvernement avant l’été prévoira qu’en cas de grève les professeurs grévistes se feront connaître 48 heures à l’avance, simplement pour que précisément l’accueil des enfants puisse être organisé. Si les professeurs ne se font pas connaître, dans leur intention 48 heures à l’avance de faire grève, on ne pourra pas organiser un service public digne de ce nom qui prévoira le droit à l’accueil des enfants les jours de grève. Le projet prévoira également que les communes devront proposer des solutions d’accueil mais dont je précise que la charge financière sera assurée par l’Etat. C’est l’Etat, en charge du service public de l’Education nationale qui assurera le remboursement des frais engagés par les communes qui devront organiser un service d’accueil les jours de grève.
Je veux donc que même en cas de grève, les enfants soient accueillis dans les écoles et que les parents qui le souhaitent puissent exercer leur droit légitime au travail. Le droit de grève c’est un droit garanti par la Constitution. Mais le droit au travail pour les familles qui n’ont pas les moyens de faire garder leurs enfants les jours de grève, ce droit aussi doit être garanti.
Je vous remercie.
Palais de l’Elysée – Jeudi 15 mai 2008



