Une page d'histoire complexe, douloureuse et passionnelle...
En France, un "pied-noir" est un "Français d'Algérie" né en Algérie
entre 1830 et 1962, descendants d'immigrés venus généralement de France, d'Espagne, de Malte, d'Italie, etc. au 19ème
siècle ou au début de 20ème. Cette définition peut être "étendue" à la communauté juive implantée en Algérie et plus généralement en Afrique du Nord bien avant 1830 et dont la plupart des
ressortissants ont du quitté l'Algérie en 1962 ou dans les années qui ont suivi (crise au Proche-Orient de 1967…Guerre d’indépendance…
L'apparition de ce terme daterait de 1955 selon Paul Robert, qui était lui même pied-noir. Les pieds-noirs sont des français chrétiens et juifs. Ce terme aurait été déjà utilisé vers 1951-1952 dans les casernes de la métropole pour désigner les recrues françaises originaires d'Afrique du Nord.
Avant la guerre d'indépendance les seules appellations pour désigner les français d'Algérie étaient "Algériens" ou "Nord-Africains" quant aux indigènes, ils étaient appelés "Arabes" ou "Musulmans". Le surnom "pieds-noirs" semble n'être parvenu en Afrique du Nord, qu'après 1954, et il a peut-être été apporté par les soldats métropolitains venus en nombre. Toutefois son usage ne s'est vraiment répandu en Algérie que dans les toutes dernières années de la présence Française et surtout en France, après le rapatriement.
Les pieds-noirs sont donc une multitude de peuples et de nations. Ils viennent principalement de Malte, Sicile, Sardaigne, Naples, Corse, Marseille, Barcelone et Almeria.
Reconstruire l’histoire douloureuse des Européens d’Algérie au
moment de la décolonisation n’est pas nier les souffrances et les brimades de la communauté arabo-musulmane. Les historiens commencent juste à se pencher sur une question longtemps ignorée de
notre passé. Ils auront certainement à montrer ce que les guerres du XX° siècle nous ont appris : les déchirements sanglants des peuples et des pays ne font jamais aucune distinction. Pas
de « Bons », pas de « Méchants », juste des hommes et des femmes confrontés aux souffrances qu’un conflit produit
nécessairement.
Toute fois il faut garder que les bons souvenirs puisqu’on ne peut pas refaire
le monde.



